Encore une belle session ce dimanche !
Un grand merci à notre responsable bateau, pour son travail acharné afin de remettre l’Optimist au top niveau et permettre à tous de profiter pleinement de la fin de l’été ! ⛵💪
Bravo et merci Éric ! 👏
👏 Bravo à Andoni et Eneko pour l’obtention de leur Niveau 1 ! 🎉
Félicitations également à Mathieu, Camille et Enzo pour leur première immersion sur le site des canons de la Santa Rosa. 🤿⚓
Et n’oublions pas de saluer le travail et la motivation de Steven, Tess, Thierry, Manu et Corentin, qui poursuivent leur préparation pour leurs prochains niveaux ! 💪🤿
Bravo à tous pour votre engagement et votre progression ! 👏🌊
Un peu de lecture ! : Historique de l’épave du Santa-rosa (source : http://brepaves.free.fr/index.php?p=php/wrecks/w_santa_rosa_vaere.php)
La Santa Rosa, frégate de 22 canons a été prise aux anglais en 1767. Participe en 1775 à l’expédition d’Alger, sous le commandement de D. Francisco Melgarejo, dans l’escadre de D. A. Arce. Participe également à l’expédition du Brésil de 1776, sous le commandement de D.J. Castejon, dans l’escadre du Lieutenant Général Marquis de Casa Tilly. En 1779, commandée par D. Luis Varona, elle fait partie de l’escadre du Lieutenant Général D.L. de Cordoba puis de l’escadre combinée avec l’escadre française, commandée par d’Orvilliers. Coule à Brest sous les ordres du Lieutenant de Vaisseau Juan Perez Monte.(Vargas Ponce).
La présence de bâtiments espagnols à Brest, s’inscrit dans le cours de la guerre d’Indépendance qui fait rage sur le continent nord-américain. La France, alliée à l’Espagne, soutient les « Insurgents « et est en guerre avec l’Angleterre. L’insurrection armée de 13 colonies confédérées d’Amérique avait abouti le 4 juillet 1776 à leur déclaration d’indépendance. La France signe alors le 6 février 1778 un traité d’amitié avec les Etats-Unis d’Amérique qui est le signal des hostilités avec l’Angleterre.
extrait des Lettres de M. Laporte, Intendant Général du Port de Brest au Ministre, M de Sartine.
Brest, le 10 avril 1780
J’ai l’honneur de vous rendre compte que je venois de recevoir avis qu’il s’était perdu ce jour là, à dix heures du matin, entre Bertheaume et Saint-Mathieu, un vaisseau et une corvette espagnoles. Ce sont le Saint Joseph de 70 canons, commandé par M Ossorio chef d’escadre et de la Santa Rosa.
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Le vaisseau s’est couché et la mer est si rude dans cet endroit que les chaloupes ne peuvent s’approcher du vaisseau sans courir les risques de se briser. Tout le monde heureusement s’est sauvé dans ce nauffrage à l’exception d’un nègre qui estoit resté dans le vaisseau, vraisemblablement pour voler et qu’ayant voulu ensuite se sauver à la nage s’est noyé.
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Ce commissaire est convenu avec le Prieur de l’abbaye Bénédictine de St-Mathieu de fournir des vivres à tous les espagnols et que je lui feroit rembourser la dépense.
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Ce que j’ai appris des circonstances du naufrage. M Ossorio avait appareillé le jeudi. Trois hourques espagnoles s’étant laissé dériver sur l’île Longue ne purent sortir de la rade. M Ossorio pour les attendre mouilla le soir à l’entrée de l’Iroise. Dans la nuit les vents passèrent au Sud avec violence. Le vaisseau et la frégate chassèrent. Le Général espagnol voulut appareiller à huit heure du matin et profiter d’un instant ou l’ouragan avait un peu calmé, son petit hunier et son artimon furent emportés. Le vaisseau ne put venir dans le vent. Il mouilla alors toutes ses ancres, elles ne prirent point. Voyant une impossibilité absolue d’empêcher le vaisseau d’aller à la côte M Ossorio dirigea ce batimens pour échouer debout à terre, ce a quoi il est parvenu très heureusement. S’il eut touché par le travers, il eut vraisemblablement été brisé en peu d’instants et tout l’équipage se seroit noyé.
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Les Bénédictins de l’abbaye de Saint Mathieu se sont portés avec le plus grand zèle à secourir les espagnols. Non seulement ils ont logé et nourri dans leur maison les officiers, ils ont encore dans le premier moment fait pourvoir à la subsistance des 7 à 800 naufragés. Ce n’est pas la première occasion dans laquelle ces religieux ont prouvé leur charité et l’utilité de leur maison dans cette partie de la côte. Les naufrages qui y arrivent de tems en tems leur sont très onéreux et la maison est pauvre.
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Brest, le 12 avril 1780
Quant à la corvette Sta Rosa elle est entièrement couverte à haute mer et elle doit être déjà en partie dépecée par la lame.
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Brest, le 14 avril 1780
M Le Large, M Groignard et M Guignace sont revenus hier de Saint Mathieu. Ils ont trouvé les deux bâtiments espagnols absolument hors d’état d’être relevés. Il est seulement possible d’en sauver l’artillerie, la mature, le gréement et beaucoup d’effets. mais il en couteroit beaucoup pour y faire travailler par des gens à la journée, et d’ailleurs il faudrait que le Port fournisse des secours de toute espèce ce qui serait fort onéreux au service. Je ne vois rien de mieux que ce qui a été proposé par M Groignard, c’est de promettre à ceux qui voudrons travailler au sauvetage de tous les effets de ce vaisseau de les racheter à un prix convenu. Il a été en conséquence dressé par ces trois officiers un procès verbal que M Hector doit avoir l’honneur de vous envoyer.
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